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Papi était hippy, fiche pédagogique PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 18 Janvier 2011 17:18
Dix scènes, une heure à une heure trente selon les prolongements que l'auteur souhaiterait inspirer.
Public visé : classe de 3ème à la terminale ; ados et adultes.

Cette pièce très humoristique n'est en aucun cas la chronique d'une époque, mais elle repose sur des faits réels et vécus (par l'auteur et nombre de chevelus-barbus de l'époque). Elle prend en transversale un grand nombre d'aspects de la période hippy, en partant de la contestation de mai 68 pour se rendre dans les communautés de babas cool en passant par la route des Indes et la salle à manger d'une famille de bon bourgeois.
Elle peut être interprétée par huit élèves, mais compte suffisamment de rôles pour en occuper trente.

1/ La construction de la pièce :
La pièce se présente sous la forme de dix scènes qui ouvrent sur des « photos vivantes ». Papi feuillette son album de photos avec ses petits-enfants, un groupe d'acteurs monte sur scène et reproduit la photo qu'ils regardent. Papi et les enfants commentent brièvement le cliché puis le groupe se met en mouvement pour jouer la scène qu'il évoque.

2/ Thèmes abordés :
Il est difficile pour un ex-hippy d'aborder avec ses enfants et petits-enfants les années débridées de sa jeunesse. Et le sujet, quoi que pouvant être cocasse, est véritablement brûlant. Comment dire à ses enfants : « J'ai abandonné les études, je suis allé en stop à Katmandou, j'ai fumé de l'opium, couché avec toutes les femmes de la communauté, je me suis battu contre la société et son système, j'ai... » La liste est longue des tabous et des interdits qui ont été foulés aux pieds par une génération qui découvrait la liberté. Peur de perdre son autorité, de salir son image idéalisée par les enfants, de devoir avouer l'inavouable, d'inciter une certaine émulation, mais aussi d'avoir un retour de nostalgie fatal en se regardant dans le miroir en train de peigner des cheveux courts et grisonnants.
Cette pièce aborde en les dédramatisant un grand nombre de ces thèmes qui ouvrent sur autant de questions, et donc de réponses, et donc de dialogues avec les élèves : la liberté et le respect de l'autre, les droits et les devoirs, l'interdépendance et l'indépendance, l'utopie et la possibilité d'un monde meilleur, la drogue, la société, la soumission, la conscience de soi, la responsabilité personnelle dans la société et la brièveté de la vie...

- Scène I, « un passé gênant ? » : deux enfants trouvent dans un coffre de vieux vêtements très étranges et bizarrement parfumés, ils sont à leur papi. Papi passe aux aveux, mais mamie trouve un prétexte pour sortir : bas les masques, papi !
- Scène II, « Mai 68 » : manifestations et discussions entre étudiants : à bas l'impérialisme américain, tous pour une société plus juste et plus égalitaire, le pouvoir aux ouvriers...
- Scène III, « le rejet de la société » : rejet du métro-boulot-dodo, du « passe ton bac d'abord », de la hiérarchie. À la fin de la scène, un étudiant décide de tout plaquer pour vivre au plus près de sa spiritualité.
- Scène IV, « l'utopie » : deux couples d'autostoppeurs se rencontrent sur la route vers le rêve. Chacun expose son but, qui va du retour à la nature au Népal, en passant par « On ne sait pas, mais on y va ! »
- Scène V, « la drogue » : le Népal, une autostoppeuse, Barbara, y partait justement. Papi ne l'a jamais revue et il se demande ce qu'elle est devenue. A-t-elle cédé à l'appel de la drogue ?
- Scène VI, « la vie en communauté dans les montagnes » : la volonté de vivre en autarcie, le rejet de la sécurité, l'émerveillement devant la nature et devant Soi, la confrontation des idées et des sexes, de la réalité et de l'utopie.
- Scène VII, « les bons bourgeois » : deux couples et un jeune enfant mangent ensemble un dimanche et découvrent à la télévision les images de Woodstock. En voyant ces femmes si libres, la maîtresse de maison et son invitée commencent à égrener leurs revendications face à leurs maris respectifs... qui commencent eux-mêmes à égrener leurs revendications face à la société. Des revendications qui rejoignent étrangement celles des manifestants, des hippies, des rebelles...
- Scène VIII, « l'évolution de l'espèce (dans la pratique) » : cette scène est une succession rapide et chronologique de tableaux (donc de photos) représentant les différentes générations d'hommes et de femmes, de couples. De la mère de famille et maîtresse de maison d'autrefois, à la cadre supérieure qui fait livrer des pizzas pour la famille.
- Scène IX, « à chacun sa période hippy » : le lecteur devient auteur, enfin... presque.
- Scène X, « la révolution des mamies ! »


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Extraits