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Personne n'est parfait, fiche pédagogique et extraits PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 26 Novembre 2010 12:08
Pièce en quinze scènes, d'une heure environ.
Extraits
Nombre de rôles : jusqu'à vingt-six rôles, l'enseignant ayant la possibilité de dédoubler ou de cumuler des rôles. Les publicités peuvent être filmées ou jouées en direct.
Public visé : la pièce peut être jouée "par" des enfants à partir du CM, des ados, des adultes. Elle est jouée "pour" les élèves de cycle 2 à partir du CP, les élèves de cycle 3, jusqu'aux 6èmes et 5èmes en raison des différents niveaux de "lecture et de jeu".

L'histoire :
C'est une pièce qui traite de la "malbouffe". "Malbouffe du corps" et "Malbouffe de l'esprit". Ont-elles un lien l'une avec l'autre ? Elle commence ainsi :

Une émission de Télévision : la boîte à "nourriture de la tête" qui parle de la "nourriture du ventre".
Ce sont les informations, le présentateur y parle des "trop gros" et des "trop maigres". Elles s'achèvent sur des publicités vantant gâteaux, sodas et autres plats cuisinés... Sans transition, nous enchaînons avec un jeu auquel participent des volontaires. Ce jeu consiste à élire "le plus beau look du jour". C'est juste... très superficiel et cruel. Arrive alors une sorte de guerrière venue d'un autre temps (on ne sait pas très bien lequel d'ailleurs). Elle s'insurge contre la tyrannie du corps parfait et veut mener la quête du "bien dans mon assiette, bien dans ma tête, bien dans mes baskets"... Mais divers personnages, maîtres absolus des plats cuisinés et autres princes des sucreries n'entendent pas se laisser piétiner sans combattre. Ce sont Fructose, Glucose et tous leurs complices. Mais notre guerrière a, elle aussi, des amis....

Quel camp sera le plus fort ?

Les thèmes abordés :
- Personne n'est parfait et c'est tant mieux.
- La télévision. Elle est ici présentée sous sa pire forme, "la malbouffe de l'esprit", à travers la pub, les jeux, les infos. Dictat de la pensée, du formatage, du paraître. Violence des couleurs, des sons. Rythme effréné. Paradoxe des propos tenus et des produits vantés.
- La société de consommation, et là, l'émission de télévision est à peine caricaturale. Quel lien y a-t-il entre "moi" et ma télévision? Quelle sorte de consommateur suis-je ? Est-ce vraiment mon choix ?
- La "malbouffe du ventre" et la santé, princesse fragile qu'il faut protéger, dont il faut préserver l'équilibre pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête, et non pour participer à des comices agricoles où les plus belles bêtes sont des humains.

Le choix d'un monde imaginaire :
Il est difficile de lutter contre la tyrannie du corps parfait sans ouvrir la porte à tous les excès. Comment mettre le doigt sur le "trop" manger, le "pas assez" manger, le "mal" et le "bien" manger sans jamais dire : "Ne mange pas ça, tu vas encore grossir !", "Reprends donc un peu de ça, tu es tellement maigre que ça fait peur". Il faut aborder le problème du côté santé, mais comment parler de ses artères à un enfant de 7 ans ! ?
Le passage du monde réel au monde imaginaire permet de matérialiser les dangers qui guettent nos assiettes ; de traiter de thèmes difficiles librement, sans blesser ; de susciter la réflexion sans donner de leçon ; de suggérer sans imposer ; de permettre à chacun de s'identifier en douceur ; de garder un ton divertissant, poétique.
Dans un monde imaginaire s'offre un grand choix de mise en scène de décors et de costumes qui permet de mettre en exergue tel thème plutôt que tel autre.

 

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